Edlef
1893 - 1939
Köppen

Edlef Köppen est un écrivain et journaliste allemand. Fils d’un médecin, il vit avec sa famille à Genthin, puis à Potsdam. Elève à l’école Viktoria-Gymnasium, il rencontre Hermann Kasack (1896-1966), également futur écrivain et poète, qui débutera sa carrière littéraire juste après la Première guerre mondiale. Il effectue des études d’allemand, de philosophie et d’histoire de l’art, puis s’engage comme volontaire dans l’armée Allemande au déclenchement de la Grande Guerre.
Edlef Köppen est un des rares écrivains à participer au conflit du début jusqu’à la fin. Sa guerre se déroule en France et en Russie. Canonnier sur le front occidental, il participe aux combats près d'Arras, puis prend part à la bataille de la Somme (1916), au cours de laquelle il est grièvement blessé à la poitrine.
Il survit à la guerre, mais en reste profondément marqué psychologiquement. Malade des poumons, il subira les séquelles de sa blessure dans la Somme toute sa vie.
De son expérience combattante, il tire de nombreux poèmes et nouvelles, publiés dans le magazine expressionniste allemand « Die Aktion », ainsi que le roman  L’Ordre du Jour, ("Heeresbericht"), publié en 1930.

Après-guerre, il reprend ses études supérieures à Munich. En 1920, il commence à travailler pour la maison d’édition Gustav Kiepenheuer à Potsdam, et s’occupe principalement de la revue culturelle "Die Dichtung". En parallèle, il poursuit sa carrière d’écrivain. Passionné de livres, il tente plus tard de fonder sa propre maison d’édition, la « Hadern-Verlag », mais échoue au bout d’un an. A partir de 1925, il collabore également avec la Funk-Stunde Berlin, la première station de radio allemande. D’abord employé comme conseiller littéraire, il devient directeur du département littéraire dès 1929. Il y fait intervenir des personnalités telles qu’Heinrich Mann, Käthe Kollwitz, Ludwig Renn, Arnold Zweig ou Erich Maria Remarque.
Après l’arrivée au pouvoir des nazis, Edlef Köppen est démis de ses fonctions pour ses prises de position politiques. Son ouvrage L’Ordre du jour, très largement autobiographique et pacifiste, est interdit et confisqué, trois ans seulement après sa publication. L’ouvrage ne connaitra jamais le succès qu’il mérite.
A partir de 1936, il commence à travailler pour la société de production de films TOBIS, mais se trouve à nouveau impliqué dans un conflit politique, il refuse notamment de participer à la production de films de propagande antisémite.
En 1939, il meurt des séquelles liées à ses blessures de guerre dans le sanatorium de Giessen, à l’âge de quarante-six ans.